La course

03 janvier : Buenos aires - Santa Rosa

Liaison : 196 km | Spéciale : 371 km | Liaison : 166 km | Total : 733 km

Beaucoup ont entendu parler de la Pampa où l’homme est réputé « rude, mais reste toujours courtois ».
Cette phrase est extraite du site www.dakar.com. Nos deux potes ne sont pas argentins, mais bien un peu rudes et toujours courtois.
Le départ c’est aux environs de 3 heures du matin. Probablement que les deux danseurs de tango d’AMIS auront les guibolles un peu tremblantes lorsqu’ils vont sortir les meules du parc fermé.

A l’arrivée, les deux SHERCO sont au bivouac : 109ième pour David et 194 pour Fourche. Une étape type autoroute où Fourche a du emmener de la lecture afin de ne pas s’endormir : 100Km/h maximum pour ménager la moto. Telles étaient les consignes des mécanos.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Nos deux Amis se sont bien acclimatés au climat andin .
suivez leurs folles aventures en cliquant

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06 janvier : Jacobacci - Neuquen

 

Troisième jour de course pour David et Eric



Souvent un tournant en rallye raid, c’est le jour où l’on n’a plus de jus. Avec en plus une étape qui commence à ressembler à un DAKAR, ce matin on était un peu inquiets pour nos deux vaillants.
Mais les deux rockstars argentins connaissent la musique, toutes les musiques.
 
Nous avons quelques nouvelles grâce à des indicateurs joints sur place : ils sont en pleine forme, pouls et tensions artérielles dans les normes. Pour tout dire, ils trouvent les paysages superbes et ont du plaisir à rouler. Pas toujours évident sur un DAKAR. Les SHERCO sont deux horloges.
 
C’est justement aujourd’hui que Petite Fourche, en briscard qu’il est, profite pour mettre les compteurs à zéro : tout d’abord passer devant Alain DUCLOS (officiel KTM et porteur d’eau de Cyril DESPRES) au classement général. Il avoue que la 250 SHERCO fait merveille dans le sinueux : "dès qu’il y a des virages, je me frise. Si j’avais amené des bons de commandes j’aurai déjà vendu quinze 250 SHERCO à des pilotes de 690 KTM."
Comme un poisson dans l’eau avec sa pétoire mi mob’, mi moto, il surfe sur le sable argentin.
 
David ESTRADE a perdu un peu de temps. Justement parce qu’il a perdu un écrou de roue arrière. Tête penchée sur le côté, son air de "réjoui" et quelques bons samaritains l’ont sorti d’affaire aux alentours du KM 280.
 
Au général ce soir, ESTRADE est 106 et Fourche 117.
 
Martial DELORME

 

Début des galères de notre régis...



Bonsoir,

Je suis arrivé à Neuquen aux termes d’une spéciale que j’avais un peu repéré avant le départ.

Cétait là que je pouvais essayer de rattraper le retard pour éviter d’être loin derrière et donc de rouler dans la poussière des autres.

Nous n’avons pas fait les 80 premiers km prévus dans les cailloux, cette partie a été annulée.

J’étais bien parti, j’ai bien roulé dans la spéciale jusqu’à un arrêt naturellement nécessaire ("toilettes") où je me suis aperçu que ma moto était aussi en train de se vider.

Une durite était percée et les deux réservoirs étaient en train de perdre toute l’essence.

Il m’a donc fallu réparer et surtout chercher de l’essence, pas simple.

J’ai perdu deux bonnes heures et j’ai donc roulé au ralenti. La dernière partie sable était défoncée, la piste était creusée car beaucoup de véhicules étaient déjà passés.

C’est dommage, bon début, moins bien sur la fin de la journée...

Cependant, c’était une vrai étape dure du Dakar.

En arrivant au bivouac, j’ai énormément bossé sur la moto pour être bien car demain est une grosse étape, assez dure et longue jusque San Rafael.

Il est plus d’1h00, heure locale, je vais aller me coucher car le réveil est dans 3h40 maintenant.

A bientôt

Yannick #98

 

Derniere minute

 

Depuis le début de l’après midi, nous n’avions plus de nouvelles de nos deux copains Étienne et Fabrice. En fait, on vient d’apprendre que Fabrice CHIRENT N° 73 a été percuté par une voiture du rallye après le Km 250 de la 4 ème spéciale. Étienne Vulliet N°74 est resté avec lui puis a surveillé la moto jusqu’à son enlèvement par le camion balais. Il est sorti de la spéciale vers 22H. Fabrice est blessé a l’épaule ses jours ne sont pas en dangers. Dans le mauvais wagon depuis le début, ils ont vraiment galéré dans le poussière sur une piste sans les dégagements ! A savoir si Étienne va continuer sans son pote...

07 Janvier : Neuquen - San Rafaël

 

Journée de Course de David et Eric



Quatre étapes presque faciles, deux ou trois bancs de fesh-fesh histoire de faire monter la pression, et du coup tous devenaient des champions du DAKAR.
Faudrait pas connaître CASTERA, LAVIGNE et consort pour ne pas se douter que le régime "la croisière s’amuse" n’allait pas durer longtemps.
C’est ce qui s’est passé sur cette étape, longue, difficile et usante : du technique, des cailloux... et un erg copieux de 20 Km pour terminer.
Nos deux artistes s’en sortent très bien, voire avec mention.
 
Fourche, prévoyant, avait mis un moteur neuf la veille. Moto au petits oignons, notre africain a accroché le bon wagon pour terminer 71ième. Joints par téléphone, il nous avoue en avoir "chier des ronds de chapeaux". Le dernier cordon de dunes n’était vraiment pas donné, du sable mou, mou, mou, avec des traces de partout. Dans le sable mou, la 250 SHERCO s’essouffle un peu et de nombreux arrêts ont été nécessaires pour refroidir le "bouilleur".
La connerie du jour s’était la chute alors qu’il faisait signe à Olivier CRASQUIN, un pote toubib sur la course en Tango.
 
Moins aguéri, mais pas né d’hier, le David s’est montré plus réservé dans le sable. Le DAKAR, il le respecte et veut arriver au bout. Du reste, sa monture a eu quelques tracas moteur. Rien de grave, mais ajouté à une gamelle, prudence était de rigueur. Une 97ième place au général cela est très bien.

Martial DELORME

 

La grande Journée de Yannick...



Bonjour à tous,

Je tourbillonne dans la spirale des difficultés et frôle l’échec assez souvent.

Petit historique :

Avant hier soir, lundi soir au bivouac, la moto est tombée à l’arrêt sur le pied alors que je bricolais dessus.

En la relevant, j’ai vu une fuite d’essence. Jai cru que c’était le réservoir mais c’était la durite donc je l’ai coupé plus courte, j’ai resséré et tout semblait ok (c’est cette fameuse durite qui a fait que j’ai perdu, mardi, l’essence).

Hier soir (mardi soir), j’ai changé la durite et tout ce qui attrait à celle-ci . Je pensais que tout était nickel.

Mais voilà, aujourd’hui, 30 km après le départ je perdais toujours et encore mon essence. Le temps de démonter, mes deux réservoirs étaient quasi vides.

En démontant, je m’aperçois que ce ne sont pas les durites mais finalement le robinet d’essence dont l’embout était cassé qui venait sectionner les durites, ce qui n’était pas visible du dessus.

J’ai donc réparé mais j’ai galéré pour trouver de l’essence, surtout quand on part dans les derniers.

J’ai quémandé 1 litre par ci, 1 litre par là.

J’ai avancé très doucement en espérant trouver une moto en panne ou accidentée (le malheur des uns faisant le bonheur des autres...) et j’ai réussi à avancer comme ça mais l’inconvénient c’est que j’ai fait toute la spéciale et l’ensemble de l’étape dans les traces des voitures et camions.

C’était très difficile, je n’avais jamais vu ça. Le sable, que je connais bien, était défoncé, certes, mais en plus il était parsemé de pavés.

Il était impossible de trouver une bonne position sur la moto, debout ça n’allait pas, assis non plus et j’ai donc mis un temps fou à parcourir les 100 premiers kilomètres.

Puis en fin d’étape, au passage d’un col, un orage a éclaté, c’était impressionnant on roulait dans des torrents d’eau, j’ai même du passer un guet qu’il a fallu que j’aille sonder, j’avais de l’eau jusqu’à mis cuisse, j’était trempé, j’ai roulé comme ça pendant presque deux heures.

Après, il a fallu que je transvase l’essence d’un des deux réservoirs, pour ça il fallait démonter mais je commençais à être en "petite" hypothermie, je me suis mis torse nu avec ma couverture de survie à côté de la moto pour tenter de me réchauffer jusqu’à ce que des Argentins, qui passaient par là, me donnent des couvertures et fassent un feu.

Je me suis donc réchauffé et quand j’ai été mieux je suis reparti pour n’arriver finalement que très tard dans le nuit.

Je vais quand même dormir trois heures avant le départ de la prochaine étape.

A bientôt,

Yannick#98

08 janvier : San rafael - Mendoza


MENDOZA, c’est la ville choisie par Didier DAURAT pour étendre la ligne de l’aéropostale vers le Chili. En 1927, MERMOZ assurait la première liaison MENDOZA - SANTIAGO DU CHILI. A cette époque déjà, les moteurs manquaient de puissance pour franchir la cordillère des andes.
 
Un grand merci à Laurent LE GAT, le mécano aux doigts d’or qui a bossé la nuit entière sur les deux machines.
Nuit durant laquelle la pluie aura peut être rendu le sable de l’"erg de la mort qui tue" un peu plus porteur.
Repos prolongé ce matin. Le départ de la spéciale est retardé de deux heures de manière à laisser les derniers concurrents "sortir" de l’étape d’hier. En effet, aujourd’hui les pilotes repartent dans le même tas de sable. En travers cette fois.
Quelques problèmes de batterie de bon matin pour David. Puis une journée difficile, même si la spéciale a été raccourcie, mailgré que le sable était plus dur du fait de la pluie de la veille.

Martial DELORME

 


Petite Fatigue notre Régis...



"Bonsoir,

Ce soir nous sommes à MENDOZA, il est actuellement minuit et je vais me coucher car je commence à être un peu fatigué.

C’est d’ailleurs pour ça que j’ai roulé lentement aujourd’hui pour ne pas me mettre dans le rouge, car j’étais assez crevé ce matin au départ.

Sinon, les dunes, je les ai bien passées puis on avait une piste très très roulante.

J’ai préféré assurer le coup et rouler tranquillement, histoire de ne pas me blesser.

J’ai quand même dormi une petite heure en haut de la spéciale avant la liaison pour arriver au Bivouac.

Je vais faire trois bricoles avant d’aller me coucher car demain est une longue journée vers le CHILI, VALPARAISO, Bivouac où je devrais avoir du linge à nouveau propre grâce aux pompiers....

A demain.

Yannick

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09 janvier : Mendoza - Valparaiso

Dernière étape avant la journée de repos, la bouffée d’oxygène pour que les deux acrobates se fassent une petite santé, et surtout, surtout réviser de A à Z les deux SHERCO.
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
Essayons juste d’imaginer une chose : les zozos vont aujourd’hui faire une peu plus de 800Km sur leurs motos ; ils vont monter à plus de 3000 mètres d’altitude pour passer la cordillère des andes et redescendre au bord de la mer à Valparaiso. Et bien, il nous reste qu’une chose à dire : c’est vraiment des sacrés motards ces deux là.
A Valparaiso, Petite Fourche est 91ième, David ESTRADE 124ième, frais comme des gardons.


La journée du Yannick joint au tél par son WebMaster

Je viens de parler à Yannick, il était 10 heures du matin heure locale.
Je l’ai appelé au tel, il était en train d’attendre pour voir le toubib, rien de grave, des petits bobos

Mais la voix était très claire, il ne semblait pas trop crevé.
Je crois qu’il a pu dormir la nuit dernière.

Il est très lent car depuis 3 jours, il ne dispose que d’un seul de ces 2 réservoirs avant.
Le robinet d’un des 2 réservoirs est cassé et fuit. Il peut le remplir mais il ne peut plus alimenter directement le carbu.
Il est donc obligé de le démonter et verser l’essence dans l’autre réservoir qui va bien.
Cela lui fait perdre bcp de temps.
Il arrive relativement tard au bivouac et depuis 3 nuits, il n’a dormi que 2 à 3 heures par nuit.
Qt aux premières étapes, le problème sur son cadre (soudure à refaire) et de la fuite d’huile que cela provoquait l’a immédiatement mis au fond du classement.
Il a peu dormi aussi lors des premières étapes.

Tout cela fait qu’il roule au ralenti depuis le début pour ne pas prendre de risque.
Remarque perso : Je pense que yannick sait bien que la première semaine est fatale pour qui veut aller trop vite et ne prend pas le temps de ménager l’homme et la moto, surtout qd les pbs arrivent vite.

Il attendait évidemment bcp la journée de repos pour remettre la moto en état et se reposer.
Cette journée sera d’autant réparatrice qu’il a peu de bricolage à faire, filtre/vidange/visserie et qqs réglages sur les réservoirs et évidement le robinet qu’il va enfin pouvoir réparer.
Il ne m’a pas parlé de son moteur c’est donc que ca doit aller de ce coté-là ! C’est bien la première fois !!

Les pistes sont bien ce que l’on voit à la télé : techniques, rapides, piégeuses, poussière, le Dakar quoi !
J’ai compris qu’il y avait un peu plus de navigation à faire que sur les précédents Dakar.
Le cordon de 60 km de dunes été très dure pour bcp de pilotes moto, mais il est finalement passé sans trop de problèmes.
Il s’est plaint du manque de puissance de son moteur, il y a très peu de 400xr sur le rallye...

L’ambiance sur le rallye est fantastique, les paysages magnifiques.
Le public est incroyable, qqs fois au détour d’une piste surgissent des centaines (là il m’a dit "des milliers", mais bon ca me paraît beaucoup ) qui hurlent au passage de chaque concurrent.
Les gens sont très sympas, veulent absolument aider, font signer des autographes à tous !
Ils refusent catégoriquement d’être payés pour leur aide.
Yannick a été obligé de demander plusieurs fois de l’essence, il a voulu payer et à chaque fois on lui a répondu qu’il n’en était pas question.

Voilà c’est à peu près tout

Yannick est regonflé à bloc, il a la journée pour se relaxer et remettre sa moto en état (finalement pas gd chose à faire)
Il n’a pas de moteur à trouver et à changer !!
Il va dormir la nuit prochaine

Je dirai donc que tout va bien !

Fred

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10 janvier, étape de de repos

Nos vaillants sont enfin arrivés à Valparaiso aprés 2476 km de spéciale. C’est le moment pour nous de faire quelques comptes car on enrage de pas y étre et d’autre part, les calcules cela nous occupent...

Les abandons...

Cette première semaine n’a pas été tendre avec nos potes motards. 41 % d’abandons et un déces. Il reste 139 motards sur les 235 au départ. Ce chiffre aurait pu etre d’ailleurs bien pire si l’organisation n’avait pas raccourci les deux dernières spéciales et fermée les yeux sur certains sauvetages...On a frôlé de peu la déroute totale dans les lignes en approchant les 50 % d’abandons dés la première semaine. Tres limite pour notre David Castera qui risquait alors de s’attirer les foudres des médias, des pilotes et peu être même de ses patrons.
On peut évoquer la longueur des étapes, un nombre plus important de "roocky", la presence de superbes filles pulpeuses à chaque virage... Mais en fait, rien de bien nouveau, le Dakar est dans les clous, avec un nombre probable à l’arrivée entre 100 et 115 pilotes ! Je me mouille un peu mais "la sélection " est faite, toujours aussi impitoyable comme chaque année. Tous les motards sauf exception ( Duclos , Marchini) sont maintenant à leurs places, dans le petit train, avec comme locomotive un Coma toujours aussi exceptionnel !

Le bilan des potos...

 Sur les 7, on en a perdu qu’un et encore, Fabrice CHIRENT N°73, s’est fait topé par une voiture sur la troisième, il a pour ainsi dire été victime de ses arrières, tous des pédés ces 4 roues !

Pour les 6 autres, les fortunes sont diverses. Les places dans le petit train du classement sont plutôt en catégorie éco, voir pour certain, limite en drapeau dans le dernier wagon. En revanche tous des têtus de la pire espèce qui ne lâcheront pas le morceau...

Philippe DASSE, N°63, bon motard, bon mécano, 690 KTM mais premier Dakar. Une course tranquille sans prise de risque, sur la réserve. Potentiel pour rentrer dans les 20 sur une spéciale mais adepte des gros volumes. Ne surtout pas allumer la mèche, cet homme est dangereux ! 62 éme aujourd’hui mais dans les 50 probablement a l’arrivée. Tout de même 10h 19 de retard sans pénalité soit une moyenne de 67 km/h pour les 2476 Km de spéciale de la première semaine. Prend 25 mn au 100 km de spéciale par Coma... et s’est notre meilleur !

Eric SCHIANO, N°178, renard du désert avec une vingtaine de rallye à son actif. Il en a "sodomisé" une paire ( Dont Dasse) avec son 250 sherco injection full option. Il trône à la 90 éme place du général à 13h30 de Coma mais rien a battre, respect et bravo p’tit fourche !

David ESTRADE, N°69, cet homme a une place réservé à la droite du bon dieu. Plus chateux que lui tu meurs ! La sherco 450 lui est tombée du ciel à un mois du départ . Sur la 5 éme, casse de la boite au milieu de nul part, pas de problème son pote Jésus lui envoie un type en pick-up pour l’accompagner 600 km plus loin. Très fort le bougre ! Par contre, son pote ( Jésus) lui a tout de même pas donner des ailes pour ces 2476 km de spéciale. Plus de 24H54 sur Coma. Une 123 éme place au général, à cette vitesse la, Dieu va pas avoir trop de boulot pour nous le conserver en bon état jusqu’à l’arrivée !

La journée de Yannick

"Bonjour à tous

La journée dite de "repos" à VALPARAISO se termine.

Je précise "dite de repos" car je me suis levé à 7h00 ce matin, malgré la fatigue je n’ai pas réussi à dormir plus longtemps, j’ai pris un bon petit déjeuner, une douche bien chaude et j’ai utilisé le reste de la journée pour remettre la moto en condition.

J’ai enfin changer le robinet d’essence donc je n’aurai plus besoin de transvaser l’essence d’un réservoir à l’autre.

J’ai également fait une soudure sur une patte de fixation, enfin bref, j’ai changé beaucoup de choses avant d’attaquer la deuxième semaine qui s’annonce à priori difficile.

Valaparaiso avait l’air sympa mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter.

Ce bivouac de repos était particulier, puisqu’en arrivant les malles motos n’étaient au même endroit que les jours précédents, elles étaient excentrées du bivouac d’à peu près 200 m, ce qui n’a pas été plus mal.

Ce matin au réveil, je suis allé voir le classement, sur lequel apparaît qu’il reste en course encore une bonne vingtaine de motos sans assistance, mais je m’aperçois que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main, les pilotes réellement sans assistance...

Compte tenu de mon classement et comme je suis relativement fatigué, je ne me soucis pas des pénalités que je peux prendre surtout dans les liaisons après spéciales où j’en profite, comme hier pour me détendre dans une piscine, et pour prendre mon temps pour préserver l’homme et la machine.

J’espère que les réparations effectuées me permettront de faire la semaine qui, comme je vous le disais, s’annonce assez difficile et notamment le passage du désert le plus aride du monde l’ATACAMA.

A bientôt.

Yannick#98

11 Janvier, Valparaiso-Serena

La journée du Yannick : victime d’un... coup de soleil !

Nous sommes à la Serena toujours au Chili.

C’est une journée spéciale aujourd’hui car je n’ai eu aucun ennui mécanique avec la moto, tout c’est bien passé, avec la moto du moins, car hier, pendant la journée de repos, j’ai pris des coups de soleil sur les avants bras et la nuque alors que je bossais sur la moto et malgré un parasol.

J’ai donc eu quelques difficultés à trouver le sommeil mais une fois endormi, j’ai eu quelques difficultés à me réveiller...

Je dois dire en fait que j’ai eu une panne de réveil et je me suis levé à 40 minutes de mon heure de départ, à l’arrache comme d’habitude... de plus, la Police avait modifié la liaison, pour les derniers partants du moins, dont je faisais parti, on ne savait pas où on allait, on n’avait pas de roadbook, un peu la galère.

Mon GPS indiquait que nous étions dans une zone limitée à 50 km/h, j’ai donc du roulé lentement et ce d’autant que j’ai pris une amende de 100,00 € pour un dépassement de 5km/h il y a 3 jours.

Mais on avait quand même 300 km de liaison, alors j’ai roulé un peu plus vite car les liaisons avant le départ des spéciales sont celles où l’on peut être mis vite hors course car il ne faut pas arriver moins de 5 minutes avant le départ de la première voiture.

J’ai pris le départ de la spéciale avec quand même 30 minutes de retard mais le but de la journée était de ne pas avoir de panne moto, ni de chuter.

Objectif atteint, je suis arrivé au Bivouac tranquillement de jour, j’ai juste fait le filtre et tendu la chaîne et maintenant je vais aller manger.

J’attends un peu, car il y a beaucoup de monde, puis après manger je "calerai" mon roadbook et j’irai me coucher car à partir de demain trois grosses étapes assez difficiles nous attendent.

A bientôt.

Yannick#98

12 janvier, Serena-Copiapo

La Journée de Joe bar team alias Yannick

Ce soir, je suis à COPIAPO, non sans mal car c’était effectivement une étape difficile mais magnifique.

Je n’ai jamais vu une aussi belle spéciale sur un rallye avec une variété de terrains et de paysages, c’était incroyable.

Cette journée était annoncée comme difficile, effectivement elle l’a été, d’autant que j’ai eu un peu de mal à "rentrer dedans" ce matin.

Je me suis perdu une ou deux fois et j’ai donc parcouru quelques kilomètres en plus.

Je me suis également arrêté deux ou trois fois pour aider des potes.

J’ai plus enquillé sur la fin pour éviter de rouler de nuit mais 30 km avant de commencer les grandes dunes, j’ai eu un mal fou à grimper une méga côte, beaucoup de véhicules, camions voitures..., étaient déjà passés et le terrain était donc peu pratiquable.

J’ai tout tenté, 1ère, 2ème, travers... mais rien n’y a fait.

Un bon nombre de pilotes est passé mais la puissance de leur engin a fait toute la différence.

C’est sur ce type de difficulté que le 400 XR a montré ses limites.

J’ai finalement poussé la moto sur 100 à 150 m mais dans le sable défoncé, j’étais rincé.

Après cette côte, les dunes étaient plus classiques, je suis arrivé de jour mais pas au bivouac car je suis tombé en panne d’essence sur la liaison.

J’ai remis de l’essence et là, frayeur, la moto ne voulait plus démarrer, j’ai cru que mes soucis mécaniques passés étaient de retour, mais non, la dame a bien voulu redémarrer. OUF...

Il paraît que le bivouac est superbe mais il fait trop nuit à mon arrivée pour m’en apercevoir, peut être demain aurai-je le plaisir de le constater ?

Reste que demain, il semble que ce soit l’étape la plus dure du rallye, elle aurait été d’ailleurs légèrement raccourcie.

Pour éviter de nouveaux problèmes comme aujourd’hui, je change mes pneus, la couronne et j’emmène un pignon pour "jouer sur la démultiplication".

A demain.

Yannick#98

13 janvier, Copiapo-Copiapo

La spéciale a été racourci de 200 km. Malgré cela, de gros dégats parmi les motards avec TC-PC grave et 21 motos en déroutes.

6h20 pour 400 km pour le premier cela préfigure bien des difficultés.
Nos SHERCO - boys sont toujours en piste. Ils ont mis près de 9h30 pour faire cette spéciale mais ils s’en sont sortis !
Plus que 100 motos, pas vraiment une partie de plaisir les dunes chiliennes !
Etape du 14 annulée, on limite la casse du coté de l’organisation !

Jérôme FEUILLADE


Quelles informations sur le Motard accidenté gravement

Le motard victime d’un TC-PC grave a été initialement pris en charge par Eric qui a déclenché sa balise, appelé les secours et donnés les premiers soins... AMIS quand tu nous tient !
Du reste, j’ai pu voir quelques photos de nos deux zèbres sur www.crocoaventures.fr, comme GYOMARCH’ et les enduristes des années 70 : toujours le cul rivé sur la selle. On sent de plus une certaine assurance, avec des motos qui de toutes évidence prennent de l’angle dans les tournants. Pardonnez moi, c’est la jalousie qui me fait dire tout cela.
 
Annie, la femme d’Eric, nous a donné des nouvelles fraîches. Pour cause, recueillies au téléphone à 4 heures (locales) alors qu’Eric prenait son petit déjeuner et ne savait pas encore que la journée allait être neutralisée : "après lui avoir demandé si la nouvelle du motard dans le coma ne l’avait pas un peu perturbé, il m’apprenait que c’était lui et un autre motard qui s’étaient portés à son secours : couverture de survie puis fusée de détresse. décidément, il aura tout fait sur ce Dakar, expérience chez AMIS oblige ...
Il est toujours et plus que jamais dans la course : sur le terrain et dans la tête.. Il est gonflé à bloc. Calme, pas inquiet, heureux tout simplement d’y être ...."


Encore une journée en enfer pour Yannick

C’est notre deuxième bivouac à COPIAPO puisqu’on a fait une boucle hier.

La santé est bonne, la moto a un peu souffert au départ de la spéciale.

J’ai mal et peu dormi, deux heures de moins de sommeil à cause d’EUROMASTER, j’étais un peu en colère parce que le service pour les amateurs qui change les pneus m’a fait attendre jusque 6 heures du matin pour que je puisse récupérer mes pneus parce qu’ils n’avaient pas fait ce qu’il fallait, j’étais le seul pilote à attendre, les autres, étaient des mécaniciens.

Au départ de la spéciale, je me suis aperçu que j’avais à nouveau une fuite au robinet d’essence, c’était en fait une vis de maintient d’un joint qui aurait lâchée, j’ai réparé.

Le départ s’est effectué avec trois heures de retard, ce qui était inquiétant au vu de ce qu’il nous attendait.

J’ai eu un coup de pompe 150 km après le départ, ça a été mieux après le ravitaillement.

J’ai plutôt bien roulé et à 160 km de l’arrivée, j’ai chuté car j’ai cru voir quelqu’un à terre.

Chute sans gravité, je me suis relevé tout de suite mais j’ai perdu beaucoup d’essence.

Le premier réservoir s’est vidé et le deuxième suivait le même chemin, il devait me rester 5 à 6 litres, un peu juste pour finir.

cette fois, c’est la patte de fixation du réservoir qui a cassée, le robinet venait tapé contre le moteur.

Je l’ai changée mais je n’avais pas beaucoup d’essence, j’ai donc avancé au ralenti jusqu’à ce que je tombe sur un quad en panne, lequel m’a donné son essence.

Sinon les dunes étaient superbes mais je n’ai pas eu trop le temps d’en profiter.

Arrivé au CP7, on nous a appris que la partie qui suivait avait été neutralisée depuis 19h00, il était 20h00.

En téléphonant en france, on m’a dit que je serais hors délais donc hors course.

Je suis surpris car nous avions suffisamment de temps, au vu du délai imparti, pour rejoindre le bivouac mais c’est l’organisation qui a préféré ne pas engager les pilotes, qui seraient certainement arrivés de nuit.

Nous sommes effectivement une bonne vingtaine dans ce cas là.

Affaire à suivre, mais je ne pense pas que nous soyons hors course.

A bientôt.

Yannick

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14 janvier, spéciale annulée

Le Yannick star du journal du Dakar !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Que je vous rassure tout d’abord, je suis toujours en course, à l’issue de l’étape n°10 et je ne suis pas hors délais, ni hors classement.

Pour souvenir, le départ de l’étape n°10 a été donné avec près de 3h00 de retard, je suis parti quasiment à 11h00, ce qui n’est déjà pas de bonne heure, et j’ai perdu pas mal "d’heures de jour", sans compter celles perdues pour effectuer mes réparations.

Lorsque je suis arrivé au CP7 vers 20h00, dernier CP avant un dernier erg (= passage de dunes), il restait 50 km à parcourir pour arriver au bivouac, et pour des raisons de sécurité, l’organisation avait neutralisé depuis 19h00 cette dernière partie, peut être est-ce aussi du, au fait qu’ils ne voulaient pas avoir trop de véhicules coincés dans les dunes avant le passage de la frontière, et/ou aux accidents des deux motards survenus ces derniers jours.

J’ai donc pris des pénalités pour ces 50 km restant, comme pas mal de pilotes, mais je suis toujours en course et j’ai donc pu prendre le départ de l’étape 11.

Mais l’étape d’aujourd’hui a été aussi neutralisée par l’Organisation pour, je pense, les mêmes raisons que précitées.

Elle a invoqué des conditions météorologiques inadéquates, mais au réveil, je n’ai pas trouvé qu’il y avait plus de brouillard que ça, enfin, bref, on ne connaîtra peut être jamais la vrai raison.

Nous avons donc du parcourir 600 km de route, ce qui n’était pas, au petit matin, très motivant, mais, je dois bien le dire, la beauté des paysages fait tout oublier.

On a traversé la Cordillière des Andes et là, grandiose, superbe lac en altitude, paysages magnifiques....

Puis, il y a eu l’altitude avec un passage à 4700 m, passage pas facile à gérer pour ce qui est de la fatigue, l’altitude est assez pesante.

Beaucoup de véhicules, camions, voitures étaient arrêtées et les pilotes dormaient au volant, j’ai même vu des motos faire des "tout droit".

Pour ma part, j’ai senti deux coups de fatigue et au 2ème, je me suis aussi arrêté sur le bord et j’ai dormi.

Une équipe de télévision passait par là, s’est arrêtée à ma hauteur et a décidé de faire "un fil rouge" et de continuer la route avec moi, donc je devrais peut être passer à la télé, ce que certaines personnes attendaient et notamment mes enfants.

Ce soir, je suis assez fatigué mais j’ai devant moi une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer la 12ème étape.

Yannick #98

Miss Liparoti, p’tit bout de femme de 45 kg va de finir avec le Quad KTM !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



11e Étape : Copiapo - Fiambala Liaison : 494 km - Total : 494 km

« Je suis toujours là et très contente ! Il y a deux jours, j’ai vécu l’enfer dans les cailloux de la spéciale qui nous emmenait à Copiapò. J’ai roulé doucement car j’avais mal au poignet et je n’avais plus d’anti-douleur… Quand j’ai réalisé que j’avais pris du retard et que je n’avais pas envie de passer les dunes de nuit, j’ai mis du gaz. Et je suis sortie de la spéciale de jour ! Hier, la spéciale était annoncée comme difficile mais pour moi, dans les dunes, elle a été tranquille. Je n’ai pas rencontré de problèmes spécifiques… Aujourd’hui, j’ai profité des paysages grandioses du paso San Francisco, ce que je n’ai jamais l’occasion de faire. Je me suis même arrêté au lac puis plus bas, dans la vallée des Peladas… Puis je suis arrivée au bivouac de Fiambala et je suis dans les mains magiques d’Alan qui est un merveilleux ostéopathe qui me remet chaque jour en forme ! »

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15 Janvier, spéciale d’anthologie...

Au feu, les pompiers,Yannick est a bout....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



"Aujourd’hui a été une spéciale d’anthologie, hyper dure, je suis lessivé.

J’ai été de nouveau ennuyé avec les réservoirs, alors que David et Christophe se rassurent tout de suite, mes ennuis ne sont pas liés aux réservoirs en eux mêmes mais avec tout ce qui va autour, à savoir les durites, les robinets.

J’ai encore une fois réparé, mais j’ai pris énormément de retard alors j’ai du rouler dans les traces des voitures et dans les dunes c’était monstrueux, un truc de fou.

J’ai tout essayé, dans les traces, hors des traces, sur le devers, impossible de passer les montées que ce soit en 2ème ou 3ème.

C’était ultra difficile...

J’ai même tenté l’équilibre sur la moto pour éviter de perdre de la vitesse, en vain, l’XR est vraiment dépassé.

Puis, plus tard, l’hélicoptère s’est posé et a neutralisé la fin de la spéciale.

Ce soir, mon cadre est abîmé, j’ai cassé la boucle arrière du cadre, j’ai encore du boulot quoi...

Je suis vidé, mais je repars demain pour la 13ème étape alors je tiens bon.

Yannick#98

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16 janvier, abandon pour Camélia..

La plus belle douche du monde pour Yannick

Nous voilà à Cordoba, ville très connue par les amateurs de WRC, et où les gens sont fanas, il y en a partout, c’est de la folie furieuse.

Je suis arrivé à la Rioja à 1h30.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



J’étais crasseux, poussiéreux et j’avais envie de prendre une douche chaude, pas une douche froide au bivouac alors je ne me suis pas démonté, j’ai demandé à un couple de spectateurs s’ils accepteraient de m’offrir un café et une douche chaude, et 10 minutes plus tard j’étais chez eux sous une douche chaude.

Leur accueil a été incroyable, ils se sont super bien occupés de moi, m’ont fait à manger.

J’en ai donc profité pour me détendre quelques instants car je savais que j’avais énormément de boulot sur la moto et que je n’étais pas couché.

Effectivement, j’ai réparé la moto jusqu’à 4h20, et grace à Mathieu, des malles moto, qui a été super sympa et m’a aidé, j’ai pu dormir une heure avant le départ de l’étape 13 d’aujourd’hui qui mène à Cordoba.

L’étape 13, la Rioja - Cordoba, a été une étape exceptionnelle, car c’est la première fois car je n’ai pas eu à faire de mécanique, donc je n’ai pas pris de retard et par voie de conséquence, je ne me suis pas fait doubler par les voitures, donc une spéciale beaucoup moins poussiérieuse et galère que les autres jours.

C’était très agréable et j’ai pu me faire plaisir.

Je ne suis pas arrivé trop tard au bivouac alors je vais pouvoir aller me coucher et dormir quelques heures avant le départ de la dernière grosse étape (prévu pour moi à 4h15) car elle fait effectivement 800 km, et il ne s’agit pas de se louper et surtout pas sur la liaison avant la spéciale, car une fois dans la spéciale on peut toujours se faire aider, se faire pousser..., mais avant le contrôle de passage sur la liaison, ça n’est pas la même chose, il faut éviter d’être mis hors course.

A demain à l’arrivée.

Yannick 

CAMELIA LIPAROTTI, ABANDON FORCÉ !

14e Étape : Cordoba – Buenos Aires Liaison : 224 km - Spéciale : 227 km - Liaison : 341 km – Total : 792 km

Hier matin, après une nuit de galère dans la nature et deux crevaisons lentes, Camelia est arrivée avec 1h de retard au départ de la spéciale. Elle n’a pas été autorisée à prendre le départ et a rejoint Cordoba par la route. Ce matin, la famille du rallye raid était d’accord pour la laisser partir dernière mais un commissaire a préféré appliquer le règlement et elle donc été contrainte à abandonner.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


« Je suis en super forme et mon Quad KTM a prouvé qu’il pouvait terminer un Dakar… Je peux comprendre qu’il y a un règlement mais tant de concurrents ont été repêchés que je pensais que l’aventure humaine primerait sur la dure loi des rallyes raids… Je me suis trompée, mais j’ai été soutenue par tout le bivouac et par l’organisation, cela m’a fait très plaisir. Dans un coin de ma tête et de mon cœur, je sais que je suis capable de terminer un Dakar aussi dur avec le Quad KTM. J’ai traversé toutes les difficultés… Ce sera pour une prochaine fois. »

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17 janvier, arrivée à Buenos Aires

En Afrique ou ailleurs, rien ne change : le mec qui fait AMIS est à l’arrivée de n’importe quel DAKAR.
Les statistiques sont imparables : CASTERA a beau compliquer les tracés sur les quatres continents. Quelque soit la moto, de la HONDA 400 XR à la 250 SHERCO, tous, absolument tous les mecs d’AMIS boivent le champagne à l’arrivée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Eric SCHIANO et David ESTRADE n’ont pas failli à la règle : tous les deux à Buenos Aires avec les SHERCO de CROCOAVENTURES. Deux bonnes brêles, Laurent LE GAT mécano aux doigts d’or, Petite Fourche comme un jockey à travers la pampa et ESTRADE qui fait apparaître des pick up quand les choses vont vraiment mal.
Le classement : tous les deux dans les 100 premiers.

Martial DELORME

Pour cette dernière Yannick a joué les stars...


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette dernière étape s’est déroulée sans souci, la veille je n’avais d’ailleurs rien fait sur la moto, je dois même dire que j’en ai profité pour faire du tourisme, car le dernier bivouac est un peu spécial, "ça sent la fin de l’aventure".

C’est assez contradictoire, car plus on s’approche de l’arrivée et plus on regrette que la fin de l’aventure approche, et une fois arrivés à BUENOS AIRES la magie du rallye disparaît, tout le strass revient, les VIP, les petits fours...enfin bref tout le chichi que je n’aime pas beaucoup.

UNE DERNIERE ET LONGUE ETAPE ET C’EST L’ARRIVEE A BUENOS AIRES, UN DAKAR BOUCLE ET NON SANS MAL....

L’arrivée à BUENOS AIRES a été moins mouvementée qu’au départ.

Puis Samedi, Journée Podium, avec, comme au départ, un tour effectué dans la ville mais celui-ci a été beaucoup plus court que début janvier.

Ensuite il a fallu ramener la moto au port, et là je crois que j’ai battu un record, celui de la lenteur, j’ai fait 500 mètres en 5 heures.

J’explique :

les spectateurs souhaitaient des photos avec les pilotes, connus ou inconnus, ils demandaient des autographes alors j’ai pris le temps de rester avec eux, de discuter, je trouvais que cétait juste et sympa notamment au regard de l’accueil qu’ils avaient donné au rallye, aux pilotes, à leur gentillesse, j’ai passé une après midi super sympa.

Et voilà, l’aventure s’est achevée, je suis super content d’avoir terminé ce dakar, même si le classement final n’est pas terrible, mais je pense que je peux être content de l’avoir bouclé avec toutes les difficultés que j’ai rencontrées.

Je remercie tous ceux qui m’ont, aidés, encouragés, suivis, soutenus.

En rentrant à PARIS, je ferai (moi même) une petite newsletter.

Merci.

Yannick

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