La hanche traumatique en moto tout terrain

La hanche traumatique en moto tout terrain

    Elle se différencie essentiellement de la moto vitesse par la différence cinétique accumulée avant impact.
   C’est pourquoi la pathologie fracturaire pure articulaire sera moins fréquente (attention je ne parle pas des fractures de fémur, monnaie courante sur les terrains ou spéciales que nous fréquentons régulièrement).

    Or donc après ce bel appel bien négocié, ce saut en descente que je passe à fond (t’as pris la photo hein ?), gasp !!! C’était pas prévu ce dévers !!...putain merde, j’me vautre, j’en prends une, j’vais au tas, j’pourrai pas bosser lundi, etc....

   Après dissipation des poussières matinale, une douleur surgit au niveau de la hanche droite (ou gauche, hein c’est pas du vécu pour une fois..., mais certains s’y reconnaitront), impossible de bouger la jambe qui est tournée vers l’intérieure et donc de se relever.
   Luxation de hanche qu’il a dit le gars d’AMIS, qu’est ce que ça veut dire, qu’est ce que je risque, on va m’opérer ? Me plâtrer ?


    La luxation traumatique de hanche :
    La tête du fémur sors de son logement du bassin (le cotyle) lésant par ailleurs le système de cohésion articulaire, le cotyle lui-même (c’est de l’os don fracture et ses conséquences), l’artère nourricière de la tête fémorale, ainsi que diverses masses musculaires, vaisseaux et nerfs situés par là qui peuvent entrainer des pathologies secondaires spécifiques.


    La prise en charge :
    Conditionner, soulager, vérifier l’absence de complication vasculaire (compression artère fémorale) sur place, et évacuer rapidement (l’hélico pour notre activité c’est bien) vers un service chirurgical afin de réduire cette luxation sous anesthésie générale.


    La convalescence :
    Immobilisation, surveillance des complications secondaires immédiates (troubles neurologiques, phlébites, ostéo-nécrose, bref que du bonheur !) et rééducation patiente.


    Les complications secondaires :
    C’est la coxarthrose secondaire d’évolution lente, l’ostéo-nécrose plus rapide, aboutissant toute deux à la chirurgie prothétique.


    Avertissement concernant les attelles de genoux rigides :
    Comme dans le ski (bottes de ski) où la traumatologie fracturaire a été déplacée vers l’articulation sus-jacente (le genou) avec entorse, rupture appareil ligamentaire et ses conséquences, le port d’attelle de genou reporte les contraintes mécaniques brutales vers l’articulation sus-jacente (la hanche) et les conséquences sont représentées par des sub-luxations aux complications secondaires non négligeables.
    Aussi le port de genouillères orthopédiques sont pleinement justifiées lorsque l’appareil ligamentaire est endommagé (rupture ligament croisé antérieur ou laxité importante), alors que le port « préventif » sur un genou indemne peut être soumis à caution.

    Bon dans quelques années je vous traiterai de la fracture du col fémoral en maison de retraite.
    D’ici là prenons du plaisir.
AB+ Docteur ALBOUY